Et une motion de censure, une ! L’opposition qui s’est parfaitement mal conduite lors du débat sur l’Afghanistan du 1er avril à l’assemblée nationale (cris, agressivité, avec une attitude peu amène envers les forces françaises lorsqu’il fallait les applaudir) tient des propos hallucinants comme la perte de l’indépendance car nos forces travaillent au sein de l’OTAN. Nous aurions préféré qu’elle s’exprime sur les capacités futures de l’armée française soumise à la révision générale des politiques publiques (6000 postes par an supprimés sur six ou sept ans) et de ses conséquences.

Reconnaissons que le débat n’en était pas un et que chaque camp devait s’exprimer en « service commandé ». tant qu’il n’y aura pas de changement constitutionnel sur ce sujet cela restera ainsi. Mais compte tenu de cette attitude parlementaire, faut-il vraiment laisser ce parlement décider si des forces françaises doivent être maintenues ou non sur un théâtre d’opération après six mois. Non ! L’image et le comportement de ces parlementaires invectivant, mal élevés, à la limite de la caricature historique de la IVe République ne peuvent rassurer des soldats devant aller se battre. Quel crédit accordé à ces « représentants du peuple » ? Aucun.

Quant à la pertinence de l’engagement militaire en Afghanistan, une armée professionnelle doit servir là où le gouvernement lui dit de servir. Effectivement, c’est beaucoup moins tranquille que sur le continent africain ou en Bosnie mais il est peut-être temps aussi que nos soldats connaissent la vraie guerre, non par plaisir mais par professionnalisme loin des opérations bien aseptisées que nous menons depuis des années.  N’en doutons pas, ils en sortiront grandis. Quant à la reconnaissance...