Nos deux héros journalistes sont revenus. Retenons leur arrogance et ce qui ressemble bien au syndrome de Stockholm. Ils auraient presque passé des vacances, « Cela était parfois difficile mais nous avons été bien traités »…

L’un de ces journalistes, Stéphane Taponière, a pour premières paroles leur sens des responsabilités et le rejet des déclarations sur les conditions de leur enlèvement. Non, ils n’auraient pas été irresponsables.

Pourtant, oui leur prise en otages a été coûteuse et elle aurait pu l’être bien plus si la France avait eu des soldats blessés ou tués. Si l’on se rapporte au Monde du 2 juillet, 180 forces spéciales et des équipes de la DGSE veillaient sur eux à distance. C’était gratuit ?

Rappelons aussi que cette classe médiatique a mis bien longtemps avant de rappeler l’existence d’autres otages. Eh oui est-il bien normal de monopoliser son outil de travail pour répondre à un problème bien catégoriel ?

Enfin, un concept émerge avec ces journalistes et leur défense par la classe médiatique : le concept de « professionnellement justifié » qu’évoquait la première page du Monde le 1er juillet dernier. Finalement les journalistes peuvent faire ce qu’ils veulent en fonction de ce nouveau concept. Nous pouvons espérer qu’il sera applicable à d’autres professions, avec la même tolérance, comme par exemple pour les soldats en opérations.