Pour la saint-Valentin, on ne pouvait faire moins. Le ministère de l'intérieur a cédé aux revendications des C.R.S. début février. Ceux-ci ne voulaient pas voir leur compagnie supprimée, être contraints à déménager. En moins de cinq jours, les C.R.S. ont obtenu satisfaction avec peu de réactions au sein des médias (sauf quelques uns et brièvement) ou de l’opinion publique. Finalement les C.R.S. sont tellement appréciés, et donc aimés, que tout leur est accordé. Leurs conditions de vie sont enviables malgré leurs absences multiples. Ils logent à l’hôtel lorsqu’ils sont en maintien de l’ordre alors que nos gendarmes dorment là où ils peuvent. Que dire aussi de ces huit escadrons hier de 126 personnels (aujourd'hui semble-t-il d'une centaine)  dissous en 2010, des sept escadrons de gendarmes mobiles qui vont être dissous en 2011, soit en deux ans entre 1500 et 1 890 postes, ceci n’excluant pas l’hypothèse de redéploiements éventuels dans d’autres unités ? Sans rien dire.

Qu’en déduire sinon que les policiers et les gendarmes ne pourront pas préserver leurs différences en terme de statut et qu’à terme ils fusionneront. C’est juste une question de temps car l’inégalité de l’écoute du pouvoir politique montre la préférence aux forces syndiquées, ce qui est incompatible avec le statut militaire. Rappelons aussi que les 245 000 gendarmes et policiers dont quelque 13 000 C.R.S. (sur 145 000 policiers) et quelque 17 000 gendarmes mobiles (sur 97 200 gendarmes) sont plus nombreux que les forces armées des trois armées et de la délégation pour l’armement. En 2014, les gendarmes seuls seront presque plus nombreux que les militaires de l’armée de terre.