Aujourd'hui, le chef d'état-major des armées et le ministre de la Défense ont changé le nom du collège interarmées de défense en Ecole de Guerre. La première promotion en cours de scolarité composée de 336 stagiaires dont 101 étrangers venu de 72 pays, du grade de capitaine au grade de colonel, a reçu nom de promotion « Général de Gaulle ».  Hasard aussi, Alain Juppé est de la promotion Charles de Gaulle de l'ENA.

Au cœur de Paris, dans l’enceinte de l’École Militaire fondée le 18 janvier 1751 par Louis XV « pour entretenir et éduquer dans la guerre cinq cents jeunes gentilhommes », l’École de Guerre prépare les officiers supérieurs sélectionnés sur concours des armées françaises, amies et alliées à devenir les chefs militaires de demain. Elle succède au Collège Interarmées de Défense (CID), créé en 1993 par le regroupement des Écoles Supérieures de Guerre de chaque armée et de la Gendarmerie Nationale.

Il était temps que l’objectif de la formation de l’enseignement militaire supérieur soit rappelé alors que nos soldats « font » la guerre malgré les polémiques passées sur l’utilisation de ce mot rejeté par l’ancien ministre de la défense Hervé Morin et mis en avant par l’ancien ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner. C’est aussi la fin de l’utopie des dividendes de la paix prônées par l’ancien Premier ministre Fabius. Remarquons cependant qu’avant le CID nous avions des écoles supérieures de guerre (ESG) mais il semblerait que les traditions de l’ESG soient gardées dans un autre organisme. Soit.

Il était cependant temps de changer d’époque et de prendre en compte la réalité du monde tel qu’il est et non comme on voudrait qu’il soit.