Cette 92ème commémoration de la victoire de 1918 est le grand symbole de l’unité de la nation face à une menace extérieure réelle. Le dossier de presse de l’Elysée Dossier_presse est particulièrement intéressant rappelant la démarche courageuse de quelques jeunes français sous l’arc de triomphe, il y a soixante-dix ans et j’ai la chance d’en connaître encore un.

La dernière lettre de l’ASAF (www.asafrance.fr) attire aussi notre attention sur une proposition d’associer la commémoration du 11 novembre à la date du 19 mars 1962. Cette proposition est inacceptable et symbolise à nouveau la confusion des esprits sur les faits historiques. Le général de Gaulle, sans doute le dernier grand homme d’Etat qu’ait eu la France depuis longtemps et dont on commémore aussi le décès il y a quarante ans, s’en retourne sûrement dans sa tombe.

Ces commémorations coïncident avec un dossier de « Valeurs actuelles » en date du 11 novembre et intitulé « Armées : le grand malaise » (www.defense-et-republique.org). Il s’appuie sur les auditions des différents chefs d'état-major (voir les rapports sur le site www.defense-et-republique.org) . Notre défense est bien mal en point et nous le savons. Ce dossier confirme cette réalité.

Enfin dans l’optique du remaniement ministériel et du rang de notre ministre, les relations entre le chef de l’état et les armées pour répondre à ce malaise dépendront beaucoup du futur ministre de la défense. Mettre par exemple N. Morano ne serait sans doute pas le meilleur des choix. Quant à Juppé, certes, sa rigueur pourrait plaire mais sera-t-il réceptif aux arguments des chefs d’état-major ?

Ce qu’il faut cependant avant tout c’est un rang protocolaire symbolique et significatif. La 11e place de Morin était inacceptable et un ministre de la défense doit être ministre d’Etat et dans les cinq premiers du gouvernement en terme de rang protocolaire. Cela ne coutera pas cher au président de la République mais pourra lui être favorable dans l’optique… de 2012.