Le phénomène de résilience est une problématique apparemment nouvelle depuis son évocation dans le Livre Blanc mais qui pourrait se traduire par « Pourvu que l’arrière tienne !» si nous nous référons aux attentes des Poilus pendant la Première guerre mondiale. En relation avec les événements de cet été, il paraît bon de citer un article paru dans la revue « Défense Nationale » en juin 2010 (sommaire sur http://www.defnat.com).

En préambule, remarquons le changement opportun de son titre resté brièvement « Défense nationale et sécurité collective » pour s’appeler désormais « Revue Défense Nationale ». Cela place résolument cette publication mensuelle dans le domaine de la défense nationale et non dans l‘amalgame confondant de la sécurité extérieure et de la sécurité intérieure. 

Cet article « Résilience : de la théorie à la réalité » du commissaire-commandant Mantin. Son intérêt en cette 140e commémoration de la défaite de 1870 évoquée déjà précédemment est réelle si l‘on compare les commentaires. Elle exprime selon ce militaire dans la préparation et dans son organisation dès le temps de paix. Elle ne se limite cependant pas aux civils mais aussi aux militaires. En effet, les forces armées ont bénéficié jusqu’à présent de règles dérogatoires, notamment en terme d’administration, par rapport à la loi commune du temps de paix afin de répondre au plus vite aux besoins de la défense nationale. Cette situation a ennuyé les ayatollahs de l‘application du droit également par tous. Or cette situation était justifiée par l’obligation de résultats qu’ont les armées… à la différence de l’administration civile.

Ce qui est intéressant, à 140 ans d’écart avec le gouvernement Gambetta de 1870, c’est que cette volonté de remettre en cause par incompréhension sinon ignorance des règles particulières par le pouvoir politique et civil est une remise en cause en terme de l’efficacité des armées.