Le général de division Desportes a quitté les armes fin juillet après son temps de commandement comme directeur du collège interarmées de défense.

Tout en rappelant sa carrière notamment de penseur militaire, le blog Ultimaratio, animé par l’IFRI (http://ultimaratio-blog.org/fr/archives/1410) souligne l’absence de la cérémonie traditionnelle d’adieu aux armes qui, traditionnellement, crée la transition entre la vie passée au service des armes de la France d’un officier général et son retour à la vie civile, même si un général n’est jamais tout à fait en retraite.

Le blog interprète l’absence de ce cérémonial militaire comme étant la conséquence possible de l’interview donnée par le général Desportes au Monde (Le_Monde_du_3_juillet_2010) sur la guerre en Afghanistan et que nous avons aussi commentée le 21 juillet. Si c’est le cas, cela est affligeant bien que Vincent Desportes soit bien capable d’avoir décliné un tel honneur en raison du traitement qui lui a été infligé, que ce soit pour la remontrance donnée par le chef d'état-major des armées ou pour la sanction annoncée par le ministre de la défense.

Nous n’avons pas non plus entendu beaucoup de ses pairs prendre sa défense. Vincent Desportes était-il indéfendable ? Si la haute hiérarchie militaire n’est pas capable de prendre position sur des sujets qui concernent les armées (mais ce n’est pas nouveau au nom de l’obéissance, qui a bon dos !), ce qui ne veut pas dire contester les décisions, comment peut-elle être suivie par la base ? La confiance portée à ses chefs vient aussi de l’exemplarité et du courage dont ils peuvent faire preuve. Même « Surcouf » ne s’est pas exprimé mais peut-être n’a-t-il jamais existé ?