Ce soir, France 2 présente un débat sur l’engagement français en ce jour de commémoration des attentats du 11 septembre 2001 et de veille de départ en Afghanistan des familles des soldats tués le 18 août dernier.

Le ministre de la défense justifie toujours le refus de l’emploi du mot « guerre » car nous sommes en Afghanistan pour « faire la paix ». Il a précisé aussi que la guerre ne pouvait se faire qu’entre « deux Etats  ».

Il serait sans doute temps d’évoluer. La mort de soldats au combat n’est pas un accident du travail. On peut effectivement rejeter la dimension juridique de la guerre bien que qualifier cette situation de « guerre » permettrait de donner la liberté d’action aux chefs militaires sur le terrain. Il est vrai que le discours officiel parle toujours d’opérations de soutien de la paix en Afghanistan. On pourrait rire si cela n’était pas si grave. Nous sommes bien en guerre et non lutte contre le terrorisme. Quand des centaines de combattants talibans attaquent ça et là les forces de l’OTAN, ce ne sont plus des terroristes (les Allemands appelaient les résistants français comme cela) mais des insurgés. L’OTAN combat une insurrection et ce n’est pas une simple opération de sécurité comme le prétend le ministère de la défense.

Cependant, remarquons que la classe politique et les ONG représentées sont pour le maintien des opérations militaires, hormis l'extrême-gauche et l'extrême-droite conformes à elles-mêmes.

Enfin le ministre annonce bien que l'engagement devra durer.  Il faudra donc soutenir nos soldats comme il faut.