TF1 a diffusé le 2 septembre, mais à une heure tardive, un remarquable documentaire sur la guerre en Afghanistan. Si l’on s’en tient aux simples reportages sur les forces au niveau tactique, on peut s’inquiéter sur leur capacité à agir. Voir un groupe de combat incapable de distinguer l’ennemi qui lui tire dessus pendant des heures, attendre aussi un appui aérien ou autre pendant presque les mêmes délais, passer dans un village et dire que les Afghans rencontrés sans s’arrêter étaient peut-être proches des combattants, courir sous le feu des centaines de mètres sans pertes laissent quelques doutes sur l’efficacité du combat auquel nous avons assisté.

Constatons encore que ce groupe de combat n’était pas appuyé, n’avait pas de capacités de reconnaissance des lignes de feu ennemies, a été finalement laissé à lui-même et s’est révélé comme une prémonition des résultats de l’embuscade du 18 août.

Sans doute que des drones tactiques qui existent pourtant auraient pu l’aider pour ne pas tirer sans but ou presque, que contrôler la présence de poudre sur les mains des villageois rencontrés à proximité du combat aurait pu être productif, qu’enfin l’accompagnement d’appuis dignes de ce nom aurait procuré une certaine efficacité.

Ajoutons que le feu du combat n’a pas incité le groupe de combat à aller débusquer l’ennemi et que finalement, le groupe regardait, tirait presque au jugé et s’est replié. Sans préjuger des ordres reçus ou de la présence de l’équipe de journalistes dont il fallait sans doute assurer la sécurité, ,je ne sais si nos anciens en Indochine et en Algérie auraient agi ainsi. L’agressivité au combat et donc la recherche de l’ascendant sur l’ennemi a été, semble-t-il, inexistant et donc le bilan aléatoire. Mais il est vrai que nous ne sommes pas en guerre!