Le dernier ancien combattant français de 14-18, l’ultime rescapé parmi les 8,5 millions d'hommes mobilisés en bleu horizon, est décédé le 12 mars à l'âge de 110 ans. Né en 1897, il rejoint la Légion étrangère en 1914, puis l’armée italienne en 1915 de force entre deux gendarmes français. il obtient la nationalité française en … 1939.

A juste titre, des obsèques nationales sont donc organisées le lundi 17 mars en respectant sa dernière volonté : « obsèques nationales, sans tapage important ni grand défilé, au nom de tous ceux qui sont morts, hommes et femmes » (AFP).

Sans revenir sur la vie de cet homme largement décrit dans les médias, citons cet acte de courage et d’assimilation de cet Italien s’engageant dès la déclaration de guerre au 1er premier régiment de marche de la Légion étrangère de Sidi Bel Abbes. Il y retrouve son frère Céleste. "J'ai voulu défendre la France parce qu'elle m'avait donné à manger", expliquait Lazare. Ce n’est pas la première fois que des étrangers accueillis par la France se battent par reconnaissance pour elle. En 1940 les républicains espagnols réfugiés en France, les étrangers de confession israélite comme le joaillier Fred, ont rejoint à leur tour les régiments de marche de la Légion étrangère (Un officier de Légion à l’épreuve des conflits par Jean Jaunâtre, (www.espritdulivre-editions.com). Aujourd'hui, beaucoup d’étrangers servent la France au sein de la Légion étrangère … que la gauche voulait dissoudre en 1981. Une anecdote est intéressante à se rappeler sur ce point. Dans les années 80, des légionnaires ont été blessés au service de la France. Le gouvernement en place a refusé, malgré les demandes, de les naturaliser. Pourtant à une époque où l’on parle d’intégration, le sang versé pour la France par un étranger ne lui donne-t-il pas le droit justement d’être français sans discussion?

A été publié récemment « Hommage à Lazare Ponticelli » par Raymond Muelle à Esprit du Livre Editions (www.espritdulivre-editions.com)