Une opération presque militaire dans une banlieue contrôlée par quelques dizaines de voyous et dont un certain nombre sont impliqués dans les attaques contre les forces de l’ordre en novembre 2007!

75 policiers avaient été blessés à cette époque par armes à feu (fusils de chasse, pistolets à grenaille) sur les 131 blessés. Seule la diffusion sur Internet par les policiers eux-mêmes avait d’ailleurs permis d’attirer l’attention sur l’important nombre de blessés par armes à feu.

Or, les forces de police ont été largement consommées dans cette opération planifiée de Villiers-le-Bel. Pour arrêter une trentaine de délinquants, il a fallu déployer plus de 1000 hommes soit l’équivalent d’un gros régiment d’infanterie.

On comprend mieux les difficultés des forces de l’ordre en novembre 2005 engagées 24 heures /24 dans des opérations de longue durée et l’appel de certains syndicalistes pour faire intervenir l’armée, en l’occurrence l’armée de terre. Leurs craintes finalement se sont vérifié en novembre 2007 avec cette systématisation de l’emploi des armes par les délinquants.

Bien que forces de troisième catégorie, il n’est pas certain que les armées auraient pu répondre à une réquisition éventuelle par le gouvernement. Pour contrôler quelques quartiers, il faut l’équivalent d’un régiment mécanisé (1100 hommes) qui, en outre, doit être entraîné à ce type d’action. L’infanterie française est composée de 36 régiments dont seulement 23 en métropole et dont un certain nombre de compagnies sont en opérations. La capacité avec les armées de répondre à des émeutes éparpillées et simultanées sur le territoire national, ce qui n’est pas à exclure un jour, sera de plus en plus compromise avec les chiffres importants de déflation des effectifs des armées circulant depuis quinze jours.