Avec cette cérémonie émouvante et digne à Senlis du 1er décembre dont, sauf erreur, aucune image n’était diffusée aux journaux télévisés des grandes chaînes, une France courageuse, discrète, était présente pour honorer la mémoire d’Anne-Lorraine Schmitt.

Le même jour, un reportage sur France 2 dans l’émission de Laurent Delahousse était diffusé (www.france2.fr, émission 13h15 le samedi, du 1er décembre) sur la cérémonie du 21 novembre. Il présentait les obsèques de deux militaires de la brigade de sapeurs pompiers de Paris, le caporal/ chef Matthieu Mercier (23 ans) et le caporal Ludovic Martin (21 ans), décédés accientellement au cours d'une mission.

Le président de la République a exprimé la reconnaissance et le respect de leur mémoire. Surtout ce reportage particulièrement émouvant a rappelé le sens de l’engagement. Le colonel en activité H. Mercier, père de Matthieu, maîtrisant son émotion, a rappelé la notion de devoir et de sacrifice, espérant que ce sens de l’engagement servirait d’exemples à un certain nombre de jeunes.

Cette triste coïncidence des deux événements rassemblant la communauté militaire souligne l’engagement d’une partie de la nation française au maintien d’un certain savoir-être, d’un certain désintéressement allant jusqu’au sacrifice de sa vie. Or, le décalage devient de plus en plus criant devant cette autre France destructrice, réclamant un respect dont on se demande si elle le mérite.

Nous ne pouvons qu’adresser nos condoléances émues et sincères aux colonels Schmitt et Mercier ainsi qu’à leurs familles.