Dans cette période de grève des transports publics, il paraît utile de réfléchir au-delà des désagréments et de la prise en otage des usagers.

En effet, quelques images d’un autre âge apparaissent dont celle des cheminots au journal de 20 heures sur France 2 chantant l’internationale avec le poing levé. Cela rappelle aussi ces mêmes syndicalistes refusant de charger des munitions pour nos forces armées en 1991 et en 1999 pour nos forces armées en guerre.

La menace d’actes subversifs contre la République

La sécurité de notre pays ne peut être soumise à une capacité de blocage d’une minorité de personnes et des solutions palliatives doivent être étudiées. En outre, cette crise sociale montre à nouveau la mise en oeuvre des techniques de la guerre subversive par des groupes extrêmement minoritaires et actifs, agissant par des moyens souvent illégaux contre les institutions de la République.

Les manipulations des votes dans les universités, le blocage des voies de chemin de fer par des grévistes arguant du droit de grève s’opposent au droit au travail et à la liberté de mouvement tout aussi constitutionnels. Dans cette situation de lutte subversive montante que l’on croyait révolue dans une démocratie apaisée, il s’agit aussi de la sécurité de l’Etat et de lui permettre de fonctionner en permanence. Le droit à la sécurité est un droit fondamental. Posons de la question dans cette grève des transports et de son impact sur la sécurité nationale en cas d’acte terroriste par exemple mais pas uniquement. Comment les organismes notamment parisiens peuvent-ils être en mesure d’ordonner et d’agir ?

Un « clin d’œil » de l’histoire

Ce qui ne manque pas de sel est cette série d’articles du Monde autour du 8 novembre sur la révolution bolchevique et son anniversaire. Reprenons quelques articles concernant les figures du bolchévisme qui sont des exemples de cette gauche ultra :

« Au début de 1920, on lit dans la Pravda que " la meilleure place pour un gréviste, ce moustique jaune et nuisible, est le camp de concentration ". Lénine est plus radical, qui exige " des exécutions massives " pour briser une grève de cheminots. La militarisation de l'économie, cheval de bataille de Trotski, rend toute grève assimilable à une trahison. On en arrive à des extrémités à peine imaginables, comme l'exécution d'otages - des ouvriers - si les quotas de production fixés à l'usine n'ont pas été remplis. ». (Le Monde du 8 novembre)

Beau sujet de méditation, certes avec l’expression de mesures très excessives, pour les camarades français unis à travers le temps. Les camarades d’aujourd'hui revendiquent cette filiation et l’expriment par ce chant de l’Internationale, hymne des travailleurs depuis 1904 et ont le poing levé !

Combattre cette fausse image des communistes résistants : la vraie résistance du 11 novembre 1940

Et si l’on rajoute cette diffusion voulue par le président de la République dans les écoles de cette lettre émouvante du jeune communiste Guy Moquet, quelle ironie et quel oubli historique ! Quand les communistes se sont-ils vraiment engagés dans la résistance contre l’Allemagne nazie ? Après que cette même Allemagne ait agressé l’Union soviétique le 21 juin 1941. Ne valait-il pas mieux commémorer dans nos écoles ces premiers résistants osant chanter la Marseillaise (que l’on siffle aujourd'hui en toute impunité) sous l’Arc de Triomphe le 11 novembre 1940 sous le nez de l’occupant? Certes le président de la République a rappelé cet acte de courage ce 11 novembre 2007 sous l'Arc de triomphe mais est-ce suffisant?

Qui se rappelle en effet du récemment disparu Igor de Schotten, président de l'Association des Résistants du 11 novembre 1940. Jeune lycéen, comme d’autres jeunes, il avait à la première manifestation de protestation contre l'occupant allemand à Paris. élève du lycée Janson-de-Sailly, avec ses camarades de classe, il avait déposé le 11 novembre 1940 sous l'Arc de Triomphe, une gerbe en forme de croix de Lorraine. Plus de 5 000 personnes, en majorité des collégiens et des lycéens, s'étaient aussi regroupées en criant « Vive de Gaulle », « Vive Churchill » ou en chantant La Marseillaise. Un millier de manifestants avaient été interpellés lors de cette manifestation dont Igor de Schotten qui passera de long mois en prison. Libéré, il entrera dans la résistance intérieure, puis rejoindra la Première armée française.

Ne nous trompons donc pas d’histoire de France !